Compteur de mots et compteur de caractères
Collez ou tapez votre texte dans le cadre ci-dessous. Ce compteur de mots en ligne vous donne le nombre de mots, de caractères, de phrases et de paragraphes, ainsi que le temps de lecture, tout de suite et à chaque frappe. Tout se passe directement dans votre navigateur : votre texte ne quitte pas votre appareil.
Limites des plateformes (caractères)
- X (Twitter) 0 / 280
- Légende Instagram 0 / 2200
- Publication LinkedIn 0 / 3000
- Méta description 0 / 160
- Publication Facebook 0 / 63206
Comment utiliser le compteur de mots ?
- Tapez ou collez votre texte dans le grand cadre ci-dessus.
- Les chiffres du dessous changent tout seuls, à l’instant. Il n’y a aucun bouton à cliquer.
- Regardez les barres de couleur pour savoir si le texte tient sur chaque réseau. La barre est verte jusqu’à 75 % de la limite, orange entre 75 % et 90 %, rouge au-delà de 90 %.
- Pour repartir de zéro, effacez le contenu du cadre : tous les chiffres retombent à zéro.
Cela sert à compter les mots de n’importe quoi : un devoir, le résumé d’un mémoire, une publication, une légende de photo, un courriel professionnel ou le script d’une vidéo. Beaucoup de gens tapent « compteur de caracteres », « compter les caracteres » ou « compteur de caracteres en ligne » sans les accents dans la barre de recherche : c’est bien cette page, et l’outil est le même dans les deux cas.
Que veut dire chaque chiffre ?
- Mots — chaque bloc de texte sans espace à l’intérieur, séparé par une espace, une tabulation ou un retour à la ligne. Les nombres et les mots à trait d’union valent un mot chacun.
- Caractères — tous les signes, espaces et ponctuation compris. C’est le chiffre que retiennent presque tous les réseaux sociaux pour leur limite.
- Caractères (sans espaces) — les mêmes signes, mais sans les espaces, les tabulations ni les retours à la ligne.
- Phrases — morceaux de texte terminés par « . ! ? » suivi d’une espace ou de la fin du texte.
- Paragraphes — blocs séparés par une ou plusieurs lignes vides.
- Temps de lecture — total des mots ÷ 200 mots par minute, le rythme moyen d’une lecture silencieuse à l’écran.
Un exemple chiffré, étape par étape
Imaginez un article de blog terminé. Collé dans le cadre du haut, il donne ces chiffres :
- 420 mots
- 2 604 caractères (espaces comprises)
- 2 185 caractères (sans espaces)
- 24 phrases
- 8 paragraphes
Avec ces cinq chiffres, on répond déjà à presque toutes les questions qu’on se pose sur un texte :
- Temps de lecture : 420 ÷ 200 = 2,1 minutes, soit 126 secondes — le cadre affiche 2 min 6 s.
- Phrase moyenne : 420 ÷ 24 = 17,5 mots par phrase. C’est confortable : au-delà de 20, la lecture commence à fatiguer.
- Feuillets : 2 604 ÷ 1 500 = 1,74 feuillet, l’unité de 1 500 signes avec laquelle se facture une bonne partie du travail éditorial en France.
- Poids des espaces : 2 604 − 2 185 = 419 espaces, soit 16 % du total. C’est exactement l’écart entre un devis « signes espaces comprises » et un devis « sans espaces ».
- Ça tient sur LinkedIn ? 2 604 caractères pour une limite de 3 000 : oui, mais la barre est déjà à 86,8 %, donc orange.
- Ça tient en légende Instagram ? 2 604 contre 2 200 : non. Il y a 404 caractères de trop.
- Ça tient sur X ? 2 604 contre 280 : il faudrait 10 publications.
Remarquez que le même texte est « court » sur un réseau et « beaucoup trop long » sur un autre. D’où l’intérêt de regarder la barre de la plateforme visée avant de publier, et pas seulement le total des mots. Au passage, ce texte fait 6,2 caractères par mot : le français tourne souvent autour de ce chiffre, nettement plus que l’anglais, et c’est la raison pour laquelle un texte traduit de l’anglais gonfle presque toujours — de 15 à 20 % en général, ce que le métier appelle le foisonnement.
Les limites de caractères des réseaux sociaux
| Plateforme ou emplacement | Limite de caractères | Détail |
|---|---|---|
| X (Twitter) | 280 | Chaque lien compte pour 23 caractères, quelle que soit sa longueur. |
| Légende Instagram | 2 200 | Seuls les 125 premiers caractères sont visibles avant le « plus ». |
| Publication LinkedIn | 3 000 | Environ 210 caractères restent visibles avant le « voir plus ». |
| Méta description | ~160 | Google coupe souvent vers 160. L’idéal se situe entre 120 et 155. |
| Publication Facebook | 63 206 | Les longues publications sont repliées. Ce qui marche le mieux reste sous 500. |
Qu’est-ce qui compte pour un mot en français ?
Presque tous les compteurs de mots du web — celui-ci compris — appellent mot n’importe quel
bloc de texte sans espace à l’intérieur, séparé par une espace, une tabulation ou un retour à
la ligne. Pour le français, comme pour toutes les langues qui séparent les mots par des
espaces, cela colle assez bien à l’idée qu’on se fait d’un mot. Il reste des cas limites :
un mot à trait d’union comme porte-monnaie, une adresse web, une adresse
électronique ou un nombre comme 3,14 valent un seul bloc, puisqu’aucun ne
contient d’espace.
Le français a deux particularités qui font baisser le nombre de mots par rapport à l’anglais.
La première est l’élision : l’article ou le pronom se colle au mot suivant
avec une apostrophe, si bien que l’avion, qu’il ou
aujourd’hui comptent chacun pour un mot, là où l’anglais en écrirait deux. La
seconde est l’article contracté : du, au,
aux et des fusionnent une préposition et un article en une seule
forme. À l’inverse, les locutions qui s’écrivent en plusieurs morceaux —
tout de suite, bien que, parce que,
c’est-à-dire — expriment une seule idée mais pèsent deux, trois ou quatre mots
selon la façon dont elles sont écrites. Ces deux effets se compensent en partie, et le
français finit malgré tout plus long que l’anglais, surtout en caractères.
Un détail qui ne touche que le comptage des caractères : la typographie française
demande une espace avant les signes doubles — ; : ! ? et les guillemets « ». Chacune de ces espaces est un caractère
qui compte. Un texte français riche en questions et en deux-points arrive donc à la limite
d’un réseau social plus vite que sa traduction anglaise, à nombre de mots égal. Même chose
pour les nombres : l’usage français sépare les milliers par une espace insécable, si bien que
1 234 567 coûte deux caractères de plus que 1234567.
Le découpage par espaces ne fonctionne pas dans les langues qui n’en mettent pas entre les mots. Le chinois, le japonais et le thaï — comme le khmer, le lao et le birman — s’écrivent en suites continues de signes, et c’est la personne qui lit qui repère où finit chaque mot. Une phrase chinoise de quarante signes peut ne contenir qu’une espace, voire aucune : un comptage par espaces y verrait « un » ou « deux » mots, ce qui n’a pas de sens. Pour découper vraiment ces écritures, il faut un dictionnaire ou un modèle statistique. Dans ces textes, le chiffre qui compte est donc celui des caractères, et les plateformes s’y adaptent : Medium, par exemple, remplace les mots par minute par environ 500 caractères par minute pour calculer le temps de lecture en chinois, en japonais et en coréen. Si vous travaillez dans une de ces langues, regardez le nombre de caractères de cette page, pas celui des mots.
« Signes, espaces comprises » : la convention française
En France, l’édition, la presse et une partie de la traduction ne se comptent ni en pages ni en mots, mais en signes. Un signe est un caractère, et la formule consacrée est « signes, espaces comprises » — au féminin, parce qu’en typographie une espace est le petit blanc qu’on insère entre deux mots. C’est le deuxième chiffre du cadre du haut, celui qui inclut les espaces, qu’il faut lire pour ces devis-là.
L’unité de compte est le feuillet : 1 500 signes, espaces comprises, soit 25 lignes de 60 signes. Le chiffre vient de la page dactylographiée standard, et il a survécu à la machine à écrire. Attention, il n’est pas universel : selon la maison ou l’agence, le feuillet vaut 1 400, 1 500 ou 1 800 signes, et le feuillet dit « éditeur » de 1 800 signes fait mécaniquement baisser le nombre de feuillets d’un même texte de 17 %. La première chose à écrire dans un contrat est donc la valeur du feuillet et l’outil qui fera foi pour le comptage.
Quelques ordres de grandeur utiles, avec 6,2 signes par mot :
- 1 feuillet ≈ 1 500 signes espaces comprises ≈ 242 mots.
- Une page A4 en corps 12 interligne 1,5 tourne autour de 400 à 500 mots ; une page manuscrite, autour de 250 à 300.
- Un article de blog courant de 500 mots ≈ 2 feuillets et environ deux minutes et demie de lecture.
- Une lettre de motivation tient sur une page : 250 à 350 mots, soit 1 500 à 2 000 signes.
- Le résumé d’un mémoire est le plus souvent demandé entre 150 et 250 mots, mais chaque université fixe sa règle : vérifiez la vôtre.
- Pour la dissertation, aucun texte officiel ne fixe de nombre de mots. L’usage enseigné pour une épreuve de quatre heures tourne autour de 1 200 à 1 500 mots, soit quatre à six pages manuscrites.
- Une nouvelle va de 1 000 à 7 500 mots ; la plupart des romans pour adultes font entre 70 000 et 100 000 mots.
Pour la traduction non éditoriale, l’usage français est plutôt le tarif au mot, et la vieille question revient : au mot source ou au mot cible ? Comme le français gonfle de 15 à 20 % par rapport à l’anglais, l’écart n’a rien de symbolique. Collez les deux versions ici l’une après l’autre : vous aurez le chiffre exact au lieu d’une estimation.
À quelle vitesse lit-on et parle-t-on vraiment ?
Cet outil calcule le temps de lecture à 200 mots par minute, un rythme choisi exprès avec de la marge, pensé pour des textes de web qu’on lit souvent vite. La meilleure preuve disponible aujourd’hui est la méta-analyse de Marc Brysbaert, « How many words do we read per minute? », publiée en 2019 dans le Journal of Memory and Language, qui a réuni 190 études et 18 573 participants. Selon ce travail, un adulte lisant en silence en anglais atteint en moyenne environ 238 mots par minute sur un texte informatif et 260 sur de la fiction, la plupart des gens se situant entre 175 et 320. Lire à voix haute est plus lent, environ 183 mots par minute, parce que la bouche ne suit pas l’œil. Les enfants, les personnes âgées et celles qui lisent dans une langue qui n’est pas la leur vont encore moins vite : un chiffre unique restera toujours une estimation.
Ces données portent sur l’anglais, et il faut le dire. L’étude internationale IReST (Trauzettel-Klosinski et Dietz, 2012) a préparé les mêmes textes dans 17 langues, dont le français, et mesuré 436 lecteurs à vue normale : la moyenne en lecture à voix haute s’est établie à 184 ± 29 mots par minute, avec de vraies différences entre langues. Nous n’avons pas trouvé de chiffre publié et fiable de lecture silencieuse pour le seul français, et nous n’allons pas l’inventer : l’honnête est de dire que les mots français sont plus longs que les mots anglais et que le même texte traduit prend donc quelques secondes de plus. Prenez les 200 mots par minute de cette page comme un ordre de grandeur, pas comme un chronomètre.
Parler est plus lent que lire en silence. Une conversation en anglais tourne autour de 150 mots par minute ; la référence très citée de l’American Speech-Language-Hearing Association pour une parole claire est proche de 130 ; les voix de livres audio et de podcasts se tiennent entre 150 et 160 ; une conférence TED atteint en moyenne 163. Pour un script, divisez les mots par la vitesse de parole visée, pas par celle de lecture : une présentation de 1 500 mots à 130 mots par minute dure environ 11 à 12 minutes, et non les 7 minutes et demie qu’annonce le calcul de lecture.
| Activité | Rythme habituel (mots/minute) | Source ou nuance |
|---|---|---|
| Lecture silencieuse, texte informatif | ~238 | Méta-analyse de Brysbaert, 2019 (données en anglais) |
| Lecture silencieuse, fiction | ~260 | Méta-analyse de Brysbaert, 2019 (données en anglais) |
| Lecture à voix haute | ~183 | Méta-analyse de Brysbaert, 2019 (données en anglais) |
| Lecture à voix haute, moyenne sur 17 langues | 184 ± 29 | IReST, Trauzettel-Klosinski et Dietz, 2012 ; 436 lecteurs, français inclus |
| Estimation de lecture de Medium | 265 | Plus ~12 secondes pour la première image |
| Conversation | ~150 | National Center for Voice and Speech |
| Exposé ou cours | ~130 | Référence de l’ASHA pour une parole claire |
| Podcast ou livre audio | 150–160 | Rythme vif sans perte de clarté |
Ce sont des moyennes portant sur beaucoup de monde, pas des règles fixes. La vitesse de chacun change avec la difficulté du texte, avec ce qu’on sait déjà du sujet et avec la raison pour laquelle on lit. Toute mention d’un temps de lecture — ici ou ailleurs — est une estimation aimable, pas une mesure.
Et les limites qui ne viennent pas des réseaux ? SMS, Google et annonces
Les barres du haut couvrent les plus gros réseaux, mais d’autres endroits ont leur propre plafond de caractères, et certains se comportent de façon surprenante.
Le SMS est le piège classique, et en français c’est un piège très concret. Un message écrit uniquement avec l’alphabet standard du téléphone, appelé GSM-7, tient en 160 caractères. Il suffit d’un seul signe absent de cet alphabet pour que le message entier bascule en codage UCS-2 et que la limite tombe à 70 caractères. Les messages plus longs sont découpés en morceaux puis recollés sur le téléphone de la personne qui les reçoit, et un peu de chaque morceau part dans l’en-tête qui permet de les rassembler : les messages GSM-7 enchaînés valent 153 caractères par morceau, et les UCS-2, seulement 67.
La bonne nouvelle pour le français : l’alphabet GSM-7 de base contient déjà
é, è, à, ù, ä,
ö, ü et le Ç majuscule. La mauvaise : il ne contient
ni ê, â, î, ô,
û, ë, ï, ÿ, œ, ni le
ç minuscule — autrement dit ni « être », ni « français », ni « s’il vous plaît ».
Pour y remédier, la norme 3GPP TS 23.038 définit une table nationale française qui
les récupère, mais chacune de ces lettres coûte alors deux septets au lieu
d’un, et ni tous les opérateurs ni tous les téléphones ne l’appliquent. C’est pourquoi
beaucoup de plateformes d’envoi de SMS retirent purement et simplement les accents avant
l’expédition.
Un exemple réel, compté signe par signe : « Bonjour, votre rendez-vous est confirmé le
mercredi 5 à 10 h. Si vous ne pouvez pas être là, répondez ANNULER : nous vous rappellerons
très vite. » fait 145 caractères. Sur ces 145, un seul sort de
l’alphabet de base — le ê de « être » ; les é, les à
et l’espace avant les deux-points, eux, y sont. Avec la table française, ce message occupe
145 + 1 = 146 septets et tient encore dans un seul SMS de 160. Sans elle, il
part en UCS-2 et il faut trois morceaux de 67 caractères : on paie trois
fois pour un accent circonflexe. Écrire « vous ne pouvez pas venir » à la place fait
redescendre le message dans l’alphabet de base, et il ne coûte plus qu’un seul SMS.
Les résultats de recherche, eux, ne se mesurent pas en caractères mais en pixels. Sur ordinateur, Google affiche le titre d’une page sur environ 600 pixels de large — d’ordinaire 50 à 60 caractères — et la méta description sur environ 920 pixels, soit à peu près 155 à 158 caractères (sur mobile, cela descend vers 120). Comme les lettres larges comme le M et le W occupent plus de pixels que le i ou le l, deux titres du même nombre de caractères ne sont pas coupés au même endroit. Et comme le français s’allonge de 15 à 20 % par rapport à l’anglais, un titre traduit est presque toujours à raccourcir. Google Ads est plus strict et compte bien des caractères : chaque titre d’une annonce responsive sur le Réseau de Recherche est coupé à 30 caractères, chaque description à 90, et les signes chinois, japonais et coréens, deux fois plus larges, comptent double.
| Où | Limite | Détail |
|---|---|---|
| SMS, GSM-7 (message unique) | 160 caractères | 153 par morceau quand le message est enchaîné |
| SMS, UCS-2 (message unique) | 70 caractères | 67 par morceau ; déclenché par un emoji ou par ê â î ô û ç œ |
| SMS, table nationale française | 2 septets par lettre | Récupère ê â î ô û, œ et le ç minuscule, mais tous les opérateurs ne l’appliquent pas |
| Titre de page pour Google | ~50–60 caractères | Mesuré sur ~600 px de large, pas en caractères |
| Méta description | ~155 caractères | ~920 px sur ordinateur ; ~120 caractères sur mobile |
| Titre Google Ads | 30 caractères | Jusqu’à 15 par annonce responsive |
| Description Google Ads | 90 caractères | Jusqu’à 4 par annonce |
| Bio X / Twitter | 160 caractères | Nom affiché 50, identifiant 15 |
Les limites des plateformes changent sans grand préavis — X est passé de 140 à 280 caractères en 2017 et laisse aujourd’hui publier jusqu’à 25 000 caractères aux comptes payants —, donc avant une publication importante, vérifiez la documentation à jour de la plateforme.
Pourquoi un emoji compte-t-il pour deux caractères ?
Qui a déjà collé un emoji seul dans un formulaire et vu le compteur monter de deux en deux est tombé sur l’une des bizarreries les plus profondes de la façon dont un ordinateur range du texte : « caractère » ne désigne pas une seule chose. Ce sont trois unités différentes qui peuvent toutes porter ce nom à bon droit, et elles coïncident rarement.
- Unité UTF-16 — c’est ce que renvoie le navigateur quand on lui demande la longueur d’un texte. Chaque unité occupe 16 bits et va jusqu’à la valeur U+FFFF.
- Point de code Unicode — les caractères logiques de la norme, numérotés de U+0000 à U+10FFFF. Tout ce qui dépasse U+FFFF (presque tous les emojis et plusieurs écritures rares) ne tient pas dans une unité de 16 bits et se range donc en une paire d’unités. Le visage souriant U+1F600 est rangé en paire : sa longueur vaut donc 2.
- Graphème — ce qu’une personne voit comme un seul caractère, défini dans l’annexe n° 29 de la norme Unicode (« Unicode Text Segmentation »). Un graphème peut être fait de plusieurs points de code.
L’écart entre ces trois niveaux se creuse vite, et le français en fait les frais tous les
jours. Le é en est l’exemple domestique : rangé tout monté, c’est le point de
code U+00E9 et il mesure 1 ; rangé en e suivi d’un accent aigu isolé (U+0301),
il s’affiche pareil mais compte deux points de code et mesure 2. Même chose pour
è, ê, à, ô et ç : c’est ce
qui explique qu’un texte copié depuis un vieux document ou depuis un Mac occupe parfois plus
que prévu. Le œ est un cas à part : c’est un seul point de code (U+0153), donc
un seul caractère, alors que « oe » tapé en deux lettres en fait deux — de quoi décaler un
comptage de « cœur » ou de « sœur ». Le drapeau français, lui, est fait de deux points de
code indicateurs de région (U+1F1EB et U+1F1F7), soit quatre unités UTF-16, pour un seul
graphème. Et un emoji de famille assemble plusieurs personnes avec un signe invisible
(U+200D) : la famille homme, femme et fille fait cinq points de code et huit unités UTF-16,
et reste un graphème unique, que n’importe qui compterait pour un caractère.
| Texte | Graphèmes (ce qu’on voit) | Points de code | Longueur en UTF-16 |
|---|---|---|---|
| é (tout monté) | 1 | 1 | 1 |
| é (e + accent isolé) | 1 | 2 | 2 |
| œ (ligature Unicode) | 1 | 1 | 1 |
| oe (deux lettres) | 2 | 2 | 2 |
| 😀 visage souriant | 1 | 1 | 2 |
| 🇫🇷 drapeau français | 1 | 2 | 4 |
| 👨👩👧 famille | 1 | 5 | 8 |
Ce compteur compte les caractères en points de code, la même unité que celle des limites de
presque tous les réseaux sociaux. Les chiffres d’ici correspondent donc à ce que X ou
Instagram accepteront. S’il vous faut le compte tel qu’une personne le voit, les navigateurs
récents proposent Intl.Segmenter, qui compte par graphèmes.
Densité de mots-clés et lisibilité
Ceux qui écrivent en pensant à Google demandent souvent quelle est la bonne « densité de mots-clés », c’est-à-dire quel pourcentage du texte devrait reprendre le terme visé. La réponse honnête est que ce nombre n’existe pas. Les règles anti-spam de Google traitent la répétition excessive d’un mot-clé comme une infraction, susceptible de desservir la page au lieu de l’aider. Le but est d’écrire naturellement, pas d’atteindre un ratio. Le compteur aide quand même : il permet de vérifier qu’un article de 1 200 mots a vraiment quelque chose à raconter, et de voir si le terme principal est revenu au point d’alourdir la lecture.
Une mesure plus utile est la lisibilité. La plus connue est le Flesch Reading Ease, créé par Rudolf Flesch en 1948, qui récompense les phrases courtes et les mots courts :
206,835 − 1,015 × (mots ÷ phrases) − 84,6 × (syllabes ÷ mots)
Sauf que cette formule est calibrée sur l’anglais, et que les mots français comptent plus de syllabes : appliquée telle quelle, elle punit un texte qui n’est pas difficile. D’où l’adaptation française de Kandel et Moles (1958), encore la référence aujourd’hui :
207 − 1,015 × (mots ÷ phrases) − 73,6 × (syllabes ÷ mots)
Reprenons l’exemple du début : 420 mots et 24 phrases donnent 17,5 mots par phrase. Supposons que ce texte compte en moyenne 1,9 syllabe par mot (c’est une hypothèse de l’exemple, pas une constante du français). La formule anglaise donnerait 206,835 − 1,015 × 17,5 − 84,6 × 1,9 ≈ 28,3 — soit, sur l’échelle d’origine, « très difficile ». La formule de Kandel et Moles donne 207 − 1,015 × 17,5 − 73,6 × 1,9 ≈ 49,4, c’est-à-dire un texte de difficulté moyenne. Vingt et un points d’écart sur le même texte : voilà pourquoi il faut toujours préciser avec quelle formule un score de lisibilité a été calculé. Les deux chiffres dont ces formules ont besoin sont dans le cadre en haut de page ; la moyenne de syllabes par mot est à compter à part.
En pratique, le levier le plus efficace est le même dans les deux formules : couper les phrases longues. Passer de 25 à 15 mots par phrase fait gagner une dizaine de points sans changer un seul mot du vocabulaire.
Questions fréquentes
- Comment compter les mots d’un texte ?
- Collez ou tapez le texte dans le grand cadre en haut de cette page : le compteur de mots se met à jour tout seul, à chaque frappe, sans bouton à cliquer. Le nombre de caractères, de phrases, de paragraphes et le temps de lecture apparaissent en même temps, sur le même écran. Rien à installer, rien à envoyer.
- Comment compter les caractères, espaces compris ou non ?
- Les deux chiffres sont affichés côte à côte. « Caractères » est le total espaces compris : c’est celui que réclament X, Instagram, LinkedIn et la méta description, et c’est aussi celui de la convention française « nombre de signes, espaces comprises ». « Caractères (sans espaces) » retire les espaces, les tabulations et les retours à la ligne. Avant de facturer ou de rendre un texte, vérifiez lequel des deux on vous demande : entre les deux, l’écart tourne autour de 16 %.
- Quelle différence entre un compteur de mots et un compteur de lettres ?
- Un compteur de mots compte les blocs séparés par une espace ; un compteur de lettres, ou compteur de caractères, compte chaque signe : lettres, chiffres, ponctuation et, si vous le voulez, les espaces. L’université et l’édition raisonnent le plus souvent en signes, les réseaux sociaux et le référencement en caractères, et les traductions au mot. Cette page donne les trois chiffres en même temps, vous n’avez pas à choisir à l’avance.
- Comment les mots sont-ils comptés ?
- Un mot est ici toute suite de signes sans espace à l’intérieur, séparée par une espace, une tabulation ou un retour à la ligne. Un nombre (« 123 »), un mot à trait d’union (« porte-monnaie ») et un mot élidé (« l’avion ») comptent chacun pour un. Les lignes vides et les espaces de début et de fin ne comptent pas. Deux particularités françaises : l’élision colle l’article au nom, si bien que « l’avion » fait un mot là où « the plane » en fait deux ; et les articles contractés « du », « au », « aux », « des » fusionnent deux mots en un seul. À l’inverse, les locutions écrites en plusieurs morceaux, comme « tout de suite » ou « bien que », comptent pour deux ou trois mots.
- Comment le temps de lecture est-il calculé ?
- Le calcul retient 200 mots par minute, un rythme volontairement prudent pour de la lecture silencieuse à l’écran. La méta-analyse de Marc Brysbaert (2019), qui a réuni 190 études et 18 573 participants, situe la moyenne autour de 238 mots par minute sur un texte informatif, mais ces mesures portent sur l’anglais. Nous gardons 200 pour ne pas annoncer un temps trop court. À prendre comme un ordre de grandeur, pas comme un chronomètre.
- Mon texte est-il envoyé sur un serveur ?
- Non. Tout le comptage se fait directement dans votre navigateur : votre texte ne quitte pas votre appareil, il n’est ni enregistré ni conservé nulle part. Vous pouvez y coller sans crainte un mémoire non rendu, une lettre de motivation ou une note interne.
- Combien de signes dans un feuillet ?
- Le feuillet de l’édition française vaut 1 500 signes, espaces comprises — soit 25 lignes de 60 signes, un format hérité de la page dactylographiée. Certains éditeurs et certaines agences comptent 1 400 ou 1 800 signes : la première chose à faire avant un devis est de fixer par écrit la valeur du feuillet et l’outil qui comptera. À raison de 6,2 signes par mot, 1 500 signes représentent environ 242 mots.
- Puis-je compter les mots d’un PDF ici ?
- Pas directement : cette page n’ouvre pas de fichier, elle ne lit que le texte collé dans le cadre. Le résultat est le même si vous ouvrez le PDF dans votre lecteur, sélectionnez tout (Ctrl+A, ou Cmd+A sur un Mac), copiez et collez ici. Deux mises en garde honnêtes : un PDF scanné est une image, rien ne se copie sans reconnaissance de texte au préalable ; et le texte copié depuis un PDF arrive souvent avec des retours à la ligne en trop, sans effet sur le nombre de mots mais qui gonflent le nombre de paragraphes.
- Pourquoi le nombre de phrases est-il parfois trop bas ?
- Les phrases sont découpées sur « . ! ? » suivi d’une espace ou de la fin du texte. Les abréviations à point placées en milieu de phrase, comme « etc. », « M. » ou « S.A.R.L. », ressemblent à une fin de phrase pour cette règle et faussent le compte. C’est la limite connue de tout découpage fondé sur la seule ponctuation. Avant de rendre un texte important, relisez-le vous-même.
- Combien de mots pour une lettre de motivation ?
- L’usage français est une page, jamais plus : cela représente en pratique 250 à 350 mots, soit environ 1 500 à 2 000 signes espaces comprises. Il n’existe aucune règle officielle, seulement cette convention de recrutement. Écrivez la lettre dans le cadre du haut : si le compteur dépasse 350 mots, coupez plutôt que de réduire la taille de la police.