Roue aléatoire
Faites tourner une roue aléatoire remplie de noms et désignez un gagnant en toute équité. Saisissez vos propres entrées, lancez la roue – chaque nom a exactement la même chance de sortir. Un tirage au sort net, visible de tous, qui ne quitte jamais votre navigateur. Dernière vérification : 2026-06-19.
Comment la roue reste équitable
Le gagnant est déjà choisi avant que la roue ne bouge. Votre navigateur puise pour cela un nombre dans sa propre source de hasard, celle-là même qui protège vos connexions sécurisées. Chaque entrée dispose exactement de la même chance : aucune part n’est, même très légèrement, plus probable qu’une autre.
La roue tourne ensuite juste ce qu’il faut pour que l’entrée tirée s’arrête sous le pointeur. Ce que vous voyez correspond donc toujours au tirage au sort réel : l’animation est le spectacle, pas la décision. C’est la mécanique de notre générateur de nombres aléatoires, appliquée à votre liste de noms et montrée sous la forme d’une roue à tourner.
À quoi elle sert au quotidien
| Situation | Comment faire |
|---|---|
| Interroger un élève en classe | Collez la liste de la classe : la roue désigne qui passe au tableau |
| Jeu-concours ou tombola | Un participant par ligne, puis « Retirer le gagnant » pour le 2e et le 3e lot |
| Trancher une hésitation | Listez les possibilités (restaurants, films, sorties) et laissez la roue choisir au hasard |
| Former des équipes ou des binômes | Activez « Retirer le gagnant » et relancez : personne ne sort deux fois |
| Pile ou face, oui ou non | Les modèles « Oui / Non » et « Pile / Face » donnent un départage neutre |
| Qui fait la vaisselle ? | Les prénoms de la maisonnée, un tour de roue, le débat est clos |
Bon à savoir
- Équitable par construction. Le tirage ne favorise personne – ce qu’il faut pour un jeu-concours ou une tombola.
- Retrait du gagnant. Activez l’option pour désigner des gagnants différents (1er, 2e et 3e prix) ou éliminer les noms un par un.
- Modification instantanée. Tapez ou collez vos entrées, une par ligne et jusqu’à 500 : la roue se redessine aussitôt.
- Confidentiel. Rien n’est envoyé, et la page continue de fonctionner hors connexion une fois chargée.
Le tirage au sort, une très vieille idée
Confier une décision au hasard pour qu’elle reste juste est l’une des plus vieilles idées de l’humanité. L’exemple le plus célèbre est celui de l’Athènes classique, où la plupart des charges publiques n’étaient pas élues mais tirées au sort : les commissions du Conseil et les grands tribunaux populaires, souvent 501 jurés, étaient composés au hasard parmi les citoyens éligibles. Aristote et d’autres auteurs grecs le disaient sans détour : le tirage au sort était la méthode démocratique, l’élection la méthode oligarchique, parce que seul le sort donnait à chacun la même chance, quels que soient son rang et ses relations.
Les Athéniens ont même construit une machine pour cela. Le klérôtèrion était une plaque de pierre percée de rangées de fentes étroites, dans lesquelles chaque citoyen glissait sa plaquette d’identité en bronze, le pinakion, rangée par tribu. Sur le côté, un tube recevait des boules noires et blanches mélangées, libérées une par une : une boule blanche sélectionnait toute la rangée correspondante, une boule noire l’écartait. Un ingénieux appareil de hasard mécanique, qui retirait à la main humaine – et donc à la corruption – le soin de désigner qui que ce soit. Athènes s’en sert dès environ 370 av. J.-C. ; des fragments retrouvés lors des fouilles de l’Agora dans les années 1930 ont confirmé la description qu’en donne Aristote. La même intuition revient sans cesse : Venise et Florence glissent des étapes de tirage au sort dans leurs élections dès le Moyen Âge, et plusieurs villes suisses désignent leur bourgmestre par le sort entre 1640 et 1837. Cette roue aléatoire en est l’héritière numérique.
De la roue de la fortune à la roue des noms
La roue qui tourne porte elle aussi une longue histoire. La roue de la fortune – la Rota Fortunae, associée à la déesse romaine Fortune et image favorite des enlumineurs du Moyen Âge – représentait le destin comme une grande roue qui élève les uns et précipite les autres, sans le moindre égard pour le mérite. C’est cette image d’une roue impartiale qui fait de la roue à tourner le geste le plus naturel dès qu’on veut s’en remettre au hasard : on la retrouve dans les fêtes foraines, les sphères de tirage des loteries, les tombolas de kermesse et les roues à lots des jeux télévisés.
Une roue fait quelque chose qu’un nombre tiré au sort ne fera jamais : elle rend le hasard visible et tangible. Regarder le pointeur ralentir, hésiter, puis s’immobiliser sur une part convainc une salle bien mieux qu’un chiffre affiché à l’écran : c’est pour cela que les enseignants et les animateurs y reviennent. L’essentiel, et c’est l’idée derrière cet outil, est de ne pas confondre les deux : la rotation n’est que la mise en scène d’un tirage déjà équitable. L’équité est dans le tirage, jamais dans l’animation.
Ce que veut vraiment dire « équitable »
« Équitable » a ici un sens précis : chaque entrée a la même chance d’être tirée, et chaque tour est indépendant du précédent. Avec six noms sur la roue, chaque nom dispose d’une chance sur six à chaque lancer. Si vous laissez l’option « Retirer le gagnant après chaque tour » désactivée, le gagnant reste sur la roue et peut ressortir, comme on relance plusieurs fois le même dé. Activez-la et il disparaît : les tours suivants ne piochent plus que dans les noms restants – le bon réglage pour tirer séparément le 1er, le 2e et le 3e prix.
Il existe par ailleurs une différence entre un tirage qui a l’air équitable et un tirage qui l’est. Une roue peut afficher des parts parfaitement égales et cacher, dessous, une sélection de travers si le logiciel a pris un raccourci. La manière honnête consiste à garder la sélection elle-même uniforme et lisible. Comme tout se déroule dans votre navigateur et que personne n’est favorisé, vous pouvez lancer le tirage au sort en direct devant les participants sans que rien ne parte vers un serveur : la part sur laquelle le pointeur s’arrête est toujours le véritable gagnant.
Chances égales ou chances pondérées
Par défaut, cette roue donne la même chance à chaque entrée – exactement ce qu’attendent la plupart des jeux-concours, des tirages au sort de noms en classe et des départages. Il arrive pourtant que vous vouliez des chances inégales, deux chances par billet acheté par exemple. La méthode la plus simple, et la plus compréhensible pour tout le monde, consiste à écrire l’entrée plusieurs fois dans la liste : un nom présent deux fois occupe deux parts de la roue et gagne donc deux fois plus souvent, calcul visible par tous.
Pondérer est légitime, à condition de le faire exprès. Les doublons involontaires – le même nom collé deux fois depuis un tableur, deux personnes qui portent le même prénom – déforment silencieusement un tirage censé être égal. Avant un lancer qui compte, jetez un œil au compteur d’entrées affiché à côté du champ et supprimez les doublons qui n’ont rien à y faire.
Le hasard comme arbitre impartial
On ne recourt pas au sort seulement pour les jeux et les concours : on y recourt justement parce qu’il est impartial. Quand une ressource est rare et que personne n’y a un droit plus fort, le hasard passe souvent pour la solution la plus juste. Les États-Unis ont organisé en 1969 une loterie de conscription retransmise à la télévision : des dates de naissance tirées au sort fixaient l’ordre d’appel sous les drapeaux, pour remplacer un système jugé injuste. Le programme américain Diversity Immigrant Visa, la « loterie des cartes vertes », attribue chaque année des dizaines de milliers de visas par tirage au sort. En France, le sort a longtemps départagé les candidats dans les licences universitaires trop demandées, jusqu’à son abandon avec Parcoursup en 2018 ; les jurés des cours d’assises, eux, sont toujours tirés au sort sur les listes électorales – descendance directe de l’idée athénienne. L’attrait est partout le même : un tirage ouvert traite tout le monde de la même façon et se truque très difficilement.
Ce qui fausse en douce un tirage « au hasard »
Beaucoup de manières ordinaires de « choisir au hasard » ne sont pas équitables. Connaître les pièges les plus courants montre pourquoi un tirage propre, exécuté dans le navigateur, reste le choix le plus sûr :
- Demander à quelqu’un de choisir. L’être humain est une mauvaise source de hasard : invité à citer un nom ou un chiffre, il privilégie certaines réponses, évite celles qui viennent d’être dites et vise ce qui « fait aléatoire » – ce qui est déjà un motif.
- Les raccourcis de programmation. Certains outils ramènent brutalement un nombre aléatoire au nombre d’entrées. Quand la division ne tombe pas juste, quelques parts deviennent un peu plus probables que les autres. Cet outil traite toutes les parts de la même façon.
- Les roues et les urnes réelles. Une roue de la fortune physique, une urne, un boulier et même un dé se déséquilibrent facilement : défaut de fabrication, poids inégal, frottement, main entraînée. D’où le passage de nombreux organisateurs au tirage numérique.
- L’illusion des séries. Le vrai hasard produit des séries : le même nom qui gagne deux fois en peu de tours, ou trois « Oui » d’affilée. Beaucoup y voient à tort la preuve que l’outil est « truqué ». Un tirage équitable n’a aucune mémoire des tours précédents ; les séries sont normales.
Questions fréquentes
- La roue aléatoire est-elle vraiment aléatoire et équitable ?
- Oui. Avant même que la roue ne bouge, votre navigateur tire le gagnant avec sa propre source de hasard, celle-là même qui protège vos connexions sécurisées. Chaque entrée a exactement la même chance : aucun nom, aucune part n’est favorisé. La roue tourne ensuite juste ce qu’il faut pour que l’entrée déjà tirée s’arrête sous le pointeur, si bien que ce que vous voyez correspond toujours au tirage au sort réel. La roue convient donc à un jeu-concours, à une tombola ou à un tirage au sort de noms en classe.
- Comment ajouter mes propres noms ou options ?
- Écrivez une entrée par ligne dans le champ « Entrées » : des prénoms, des nombres, des lots, des corvées, ce que vous voulez. La roue se redessine à mesure que vous tapez. Vous pouvez aussi coller directement une liste venue d’un tableur (un élément par ligne). Jusqu’à 500 entrées sont acceptées ; les très longues listes tournent toujours, seules les étiquettes deviennent plus petites.
- Comment tirer plusieurs gagnants différents ?
- Activez « Retirer le gagnant après chaque tour ». À chaque lancer, l’entrée tirée disparaît de la roue et le tour suivant ne pioche plus que dans les noms restants. C’est idéal pour désigner le 1er, le 2e et le 3e prix, pour éliminer les joueurs un par un, ou pour répartir tout le monde sans répétition. Désactivez l’option si un même nom a le droit de gagner à nouveau.
- Peut-on s’en servir pour un pile ou face ou pour trancher une décision ?
- Oui. Prenez le modèle « Oui / Non » ou « Pile / Face », ou écrivez simplement vos possibilités les unes sous les autres — « Pizza », « Sushi », « Tacos » — et lancez la roue. Comme le tirage ne favorise personne, c’est un pile ou face vraiment honnête et un départage propre en cas d’égalité.
- Ce que je saisis est-il envoyé quelque part ?
- Non. Vos entrées, le tirage et le résultat restent sur votre appareil : rien n’est transmis à un serveur, enregistré en ligne ni consigné. Une fois la page chargée, elle fonctionne même sans connexion, ce qui permet de l’utiliser sur le vidéoprojecteur d’une salle de classe ou lors d’un événement sans réseau.
- Quelle différence avec un générateur de nombres aléatoires ?
- La roue pioche dans votre propre liste, avec de vrais libellés, et montre le résultat de façon visible — bien plus parlant devant un public ou pour une décision collective. En dessous, c’est exactement le même tirage sûr et équitable que dans notre générateur de nombres aléatoires : il est simplement reporté sur vos noms et mis en scène sous la forme d’une roue à tourner.